Jeu en ligne au Delaware, une descente aux enfers !

L’État du Delaware est en mauvaise posture en ce qui concerne les jeux d’argent en ligne. Les opérateurs voient, en effet, leur revenu baisser « mois après mois », alors que cela ne fait même pas deux ans que le marché est légalisé. Le poker virtuel, par exemple, a survécu jusqu’à 14 mois, et il se trouve dans la même position que le casino en ligne, en proie avec le recul.

Le dernier résultat de l’année 2014 à Delaware n’est pas très encourageant. Après la légalisation du marché des jeux de hasard en ligne en novembre 2013, l’État et les exploitants des plateformes de jeux n’ont pas cessé d’observer une tendance baissière effroyable. Dernièrement, la Delaware State Lottery révèle un résultat particulièrement accablant. Le chiffre du dernier mois de 2014 accuse un recul de 9,6 %, comparé au mois de novembre. Les revenus sont passés de 31.610 $ à 28.589 $. D’ailleurs, ce n’est pas la première baisse à laquelle font face les trois opérateurs de l’ipoker du Delaware. Sur un an, ils ont connu une chute globale de 73 % sur leurs revenus. Si en décembre 2013 le revenu atteignait les 106.922 dollars, il commençait à chuter en juin, puis en octobre 2014 pour finir l’année en catastrophe. Le jeu d’argent en général est touché par ce repli au mois de décembre. Le poker, la loterie et le casino en ligne connaissent un reflux de 4,5 % en fin 2014, soient un passage de 177.532 à 169.606 dollars en un mois.

Pour trouver la raison à cette récession, les spécialistes de jeux de hasard ne trouvent que le changement d’attitude des joueurs envers l’activité. En fait, au début lorsque le poker et les casinos en ligne venaient d’être légalisés, l’engouement était insoutenable. Puis les amateurs de jeux commençaient à diminuer en nombre. Le marché manque alors de liquidité. À titre de classement, le Delaware Park semble tenir les rênes avec un revenu de 15.964 dollars, talonnés par Dover Downs puis Harrington Raceway. Les opérateurs tardent de voir le Multi State Internet Gaming Agreement (MSIGA) signé avec l’État du Nevada en février 2014 en guise de solution à la rétrogradation.