Casino au Japon : 2020 sera-t-elle leur année au Japonnais ?

Le casino au Japon fait peau neuve. Le Japon est une destination touristique de choix qui attire plus de 21 millions de touristes chaque année. Les Français sont particulièrement friands de son printemps en fleurs, de ses habits traditionnels et nombreux festivals. Bientôt les touristes profiteront de leur escapade au Japon pour jouer au premier casino de l’archipel. La légalisation des casinos l’année dernière devrait rebooster le tourisme au Japon. Les touristes pourront donc profiter début 2020 d’une nouvelle construction japonaise très lucrative. 

casino japon machines a sousTout commence le 20 juillet 2018 au Japon. Le Parlement vote à la majorité la légalisation des casinos dans l’archipel. L’objectif étant de soutenir sa croissance économique via le tourisme. En effet, les services d’hôtellerie Japonais subissent de nombreux coups durs depuis quelques années. Les hôtels souffrant énormément dans les périodes creuses, le Japon s’est même vu sanctionner par des amendes, les loueurs rB&B. Suscitant des inquiétudes croissantes, le gouvernement Japonais décide enfin de réagir en proposant la construction d’un certain type d’établissements. En effet, jusqu’à présent les jeux d’argent étaient interdits au Japon. Et voilà que depuis l’année dernière le Japon annonce la légalisation des casinos. Le Japon autorise jusqu’à la construction de 3 sites sur son territoire. Le Premier ministre Japonais Shinzo Abe, a notamment appuyé ce dossier. Le Premier ministre voit en ces casinos la meilleure des stratégies pour relancer l’économie du pays insulaire.

Casino & Japon : quelles réactions à l’étranger ?

Ce changement de législation au Japon, intéresse grandement les exploitants étrangers. Ceux-ci projettent déjà des investissements colossaux dans ce qu’ils considèrent comme la troisième puissance économique du monde. En outre, les investisseurs connaissent déjà les habitudes des japonais, particulièrement friands des jeux d’argent. Les japonais raffolent du Pachinko (sorte de machine à sous) mais aussi aux courses de chevaux, de bateau et de loterie sportive. Les jeux de Pachincko rapporteraient à eux seuls, près de 160 milliards d’euros.

Casino & Japon : des prévisions revues à la baisse

L’annonce fait donc l’effet d’un boom auprès des investisseurs étrangers. Depuis l’année dernière, le processus d’établissement de centres de villégiature va bon train. Le Japon a même récemment désigné 5 membres pour former son comité de gestion des casinos. Mais voilà que l’excitation d’entrer sur le marché Japonais retombe quelques peu. En effet, les opérateurs de casino ont comme un doute au succès immédiat de la structure dès son ouverture. Plusieurs opérateurs comme Goldstein et Wynn Resorts restent dubitatifs quant aux résultats prévisionnels, un peu moins bons qu’espérés.

Le Wynn Resorts, est une société américaine créée par Steve Wynn. Présente à la bourse du NASDAQ, elle détient le célèbre casino Wynn Las Vegas. Une immense tour de verre s’élevant sur 45 étages. L’exploitant a décidé d’investir fortement dans ces nouveaux casinos Japonais, mais le doute se fait sentir.

« Nous allons suivre le Japon avec vigueur, mais nous ne le ferons pas si cela n’a pas de sens financier. Je continue de croire que ce processus sera plus long que ne le prévoient de nombreuses personnes. »

 Matt Maddox, PDG de Wynn

Yokohama JaponMatt Maddox ajoute même que la maison Wynn a la ferme intention d’étudier rigoureusement ses rendements. Cette approche pragmatique ne freine pas, pour l’instant, la volonté des investisseurs d’intégrer les stations balnéaires Japonaises.  Il semblerait tout de même que les investisseurs changent d’attitude. Si Sands et Wynn semblent maintenant sur la réserve. D’autres investisseurs comme Galaxy Entertainment Group, MGM Resorts International ou encore Genting sont optimistes. Ils restent d’ailleurs les trois derniers candidats dans la course à la licence pour le prochain casino au Japon. Ce dernier serait notamment situé à Osaka. L’installation de Sands ou Wynn à Yokohama devrait également susciter des retombées positives.

Casino : Le Japon n’est-il pas un eldorado pour tout le monde ?

Eh bien non ! Entrer au Japon requiert un certain coût, que certains casinos ne sont pas prêts à investir. C’est le cas de plusieurs casinos, qui ont retiré leur candidature au casino d’Osaka. De même que pour le Caesars Entertainment qui se retire complètement de la course aux casinos Japonais.

Cependant, l’obtention d’une licence de jeu au Japon doit être rapide, car sur ce nouveau marché les places sont comptées. En revanche un changement d’attitude de la part des grands opérateurs ne modifie en rien les espérances pour le marché Japonais.

Casino : le gouvernement japonnais pose ses conditions

Au Japon, le gouvernement tente une nouvelle stratégie pour attirer les touristes sans toutefois impacter négativement la vie des Japonais. En effet, les Japonais sont particulièrement sensibles aux jeux d’argent. Ils sont de fait, spécialement enclins à la dépendance aux jeux. C’est en tout cas ce qu’a démontré le rapport du ministère du Travail, de la Santé et des Affaires Sociales. Il y a deux ans, près de 3,2 millions de Japonais (3,6%) ont été identifiés comme dépendants aux jeux d’argent au cours de leur vie. Un chiffre particulièrement élevé par rapport à d’autres pays. Comme en Europe par exemple : 1,9% aux Pays-Bas et 1,2% en France.

jeux dargent au japonPour accompagner cette transition délicate, le gouvernement japonais a décidé d’entamer des mesures de protection des joueurs. La fréquence des visites dans ces nouveaux casinos, serait limitée par le gouvernement. Les joueurs ne pourront s’y rendre que 3 fois par semaine et 10 jours par mois. Les droits d’entrer seraient également fixés à une cinquantaine d’euros. La presse s’inquiète néanmoins des effets qu’auraient ces nouvelles mesures sur les joueurs. Les doutes persistent sur leur efficacité, mais surtout sur le fait qu’elles pourraient aggraver les phénomènes d’addictions. En outre, si la loi limite le jeu, elle n’interdit pas le prêt d’argent aux joueurs, comme c’est le cas en Corée du Sud.